Paris est une fête - HEMINGWAY Ernest Miller

Couverture : Paris est une fêteAu cours de l'été 1957, Hemingway commença à travailler sur les « Vignettes parisiennes », comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l'été 59, puis à Paris, à l'automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964. Pendant les trois années, ou presque, qui s'écoulent entre la mort de l'auteur et la première publication, le manuscrit subit d'importants amendements de la main des éditeurs.
Se trouve aujourd'hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu'il était au moment de la mort de l'écrivain en 1961. Ainsi, « Le poisson pilote et les riches », l'un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d'une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de « l'incroyable bonheur » qu'il connut avec Pauline, sa deuxième épouse.
Quant à « Nada y pués nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l'état d'esprit de l'écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu'il était né pour écrire, qu'il « avait écrit et qu'il écrirait encore »...

 

Biographie de l'auteur

Ernest Miller Hemingway (1899-1961) est un écrivain et journaliste américain.

Fils d'un médecin gynécologue obstétricien, et d'une mère chanteuse d'opéra, avec qui il fut toute sa vie en conflit, il est le 2ème de six enfants. En 1913, il entre au lycée et délaisse la pêche et la chasse pour le sport. Ses premiers écrits paraissent dans la revue littéraire de l'école. En 1917, il refuse de suivre des études universitaires et entre comme journaliste au Kansas City Star.

Lorsque la guerre éclate, il n'est pas incorporé suite à un œil défaillant. Il se fait engager par la Croix-Rouge et rejoint le front où il est blessé aux jambes par une explosion de mortier : essayant de sauver un camarade, il est mitraillé, mais parvient quand même à revenir au centre de secours. Ces événements vont servir de fondement à son roman "L'Adieu aux armes" (1929).

En 1922-23, il vient vivre à Paris avec sa première épouse. Au cours de cette période, il rencontre et subit l'influence des écrivains et des artistes modernistes des années 1920 connus sous le nom de Génération perdue. Son premier roman, "Le Soleil se lève aussi", est écrit en 1926. Divorcé et remarié de nouveau, il part pour l'Espagne et prend position en faveur des républicains durant la Guerre civile espagnole en tant que journaliste, ce qui lui permet d'écrire "Pour qui sonne le glas" (roman qui le rend d'autant plus célèbre, publié en 1940 après la victoire des Franquistes en Espagne). C'est pendant cette période qu'il rencontre Malraux.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il participe au débarquement et à la libération de Paris. Il était alors marié pour la troisième fois. Mariage qui se termine après la guerre. En 1946, il se remarie une quatrième et dernière fois.

En 1952, il publie "Le Vieil Homme et la Mer" qui reçoit, un an plus tard, le Prix Pulitzer. En 1954, il reçoit le Prix Nobel de littérature « pour le style puissant et nouveau par lequel il maîtrise l'art de la narration moderne, comme vient de le prouver "Le Vieil Homme et la Mer" ».

Atteint de diabète et devenant aveugle, il se suicide en 1961. Le dossier médical d'Hemingway, montre qu'il souffrait d'hémochromatose, une maladie génétique qui provoque de sévères dommages physiques et mentaux.

Date première édition: février 1964

Editeur: Gallimard

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 7 / 10 (1 note)

Enregistré le: 26 août 2025



Cathiou
Appréciation de lecture
Paris est une fête
Appréciation : 7,5 / 10
Commentaire #1 du : 26 août 2025
L'auteur, en décrivant sa vie quotidienne avec sa famille, ses amitiés avec Joyce, F Scott Fitzgerald, son admiration pour Dostoïevski nous révèle un Paris très riche culturellement, où on peut s'amuser dans beaucoup de cafés.

Le livre concerne les années 1921 à 1926.

Il avoue son amour pour cette ville dans laquelle "je ne pourrais jamais me sentir seul au bord de la Seine".

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