Sauvagines - FILTEAU-CHIBA Gabrielle

Couverture Sauvagines

Raphaëlle est garde-forestière. Elle vit seule avec Coyote, sa chienne, dans une roulotte au cœur de la forêt du Kamouraska, à l’Est du Québec. Elle côtoie quotidiennement ours, coyotes et lynx, mais elle n’échangerait sa vie pour rien au monde.

Un matin, Raphaëlle est troublée de découvrir des empreintes d’ours devant la porte de sa cabane. Quelques jours plus tard, sa chienne disparaît. Elle la retrouve gravement blessée par des collets illégalement posés. Folle de rage, elle laisse un message d’avertissement au braconnier. Lorsqu’elle retrouve des empreintes d’homme devant chez elle et une peau de coyote sur son lit, elle comprend que de chasseuse, elle est devenue chassée. Mais Raphaëlle n’est pas du genre à se laisser intimider. Aidée de son vieil ami Lionel et de l’indomptable Anouk, belle ermite des bois, elle échafaude patiemment sa vengeance.

Un roman haletant et envoûtant qui nous plonge dans la splendeur de la forêt boréale, sur les traces de deux-écoguerrières prêtes à tout pour protéger leur monde et ceux qui l’habitent.

Biographie de l'auteur

Gabrielle Filteau-Chiba, née en 1987, est une traductrice et autrice quebécoise. Elle est l'autrice d'une trilogie romanesque : Encabanée (2018), Sauvagines (2019), et Bivouac (2021). Ses romans sont notamment consacrés à la défense de la nature.
Gabrielle Filteau-Chiba a quitté Montréal en 2013 alors qu’elle recherchait un rythme de vie plus lent et plus près de la nature.
Elle a acheté une terre près de la rivière Kamouraska à Saint-Bruno, avec un petit chalet qui devait être habitable quatre saisons. Elle y vivait sans électricité et sans eau courante.
Une vague de froid l’empêchait de chauffer suffisamment son refuge et elle s’apprêtait à abandonner le lieu. Mais sa voiture n’a jamais voulu démarrer.
Les 10 jours qu’a dû passer Gabrielle Filteau-Chiba encabanée dans son petit refuge du Bas-Saint-Laurent l’ont inspirée à écrire son premier livre, "Encabanée" (2018), qui s’approche de ce qu’elle a vécu, avec une part de fiction.
Elle a amélioré son sort depuis en construisant une maison faite de bois entourée de jardins et de serres, alimentée en électricité par un panneau solaire. Elle y vit avec son compagnon et sa petite fille.

"La chambre aux échos" ("The Echo Maker", 2006) reçoit en 2006 le National Book Award.
Lauréat en 2018 du Grand Prix de Littérature Américaine pour son douzième roman "L’Arbre-Monde" ("The Overstory", 2018), sélectionné pour le Man Booker Prize 2018.
Lauréat en 2019 du prix Pulitzer de la fiction pour son roman "L'Arbre-monde".
"Sidérations", la suite de "L'Arbre-monde", sort en 2021.

Date première édition: janvier 2022

Editeur: Stock

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 8.50 / 10 (2 notes)

Enregistré le: 24 février 2024



Michel-Henri
Appréciation de lecture
Sauvagines
Appréciation : 9 / 10
Commentaire #2 du : 21 avril 2026
Ce roman est multiple. À la fois thriller, hymne à la nature, roman d'amour, livre militant écologique, il aborde tous ces sujets avec bonheur. Certaines pages sont très poétiques, d'autres très sensuelles. L'intrigue elle-même pose un problème philosophique : a-t-on le droit de tuer et se substituer ainsi à la justice quand celle-ci est défaillante ? Gabrielle Filteau-Chiba se tire avec élégance de ce périlleux dilemme en faisant du meurtre en quelque sorte un acte de légitime défense.
L'écriture est particulièrement soigné et nous familiarise avec cette langue du Québec si proche de la nôtre mais où tout un vocabulaire nous est peu familier.
C'est un point de vue très individualiste sur les combats à mener pour l’environnement. L'héroïne est bien seule à mener ce combat comme si tout prise de conscience écologique était individuelle et ne saurait s'appuyer sur du collectif et utiliser les leviers politiques. J'aimerais qu'il en soit autrement mais ne dit-on pas que les pessimistes sont des gens qui ont raison avant les autres ? Raphaëlle semble mener un combat perdu d'avance et son seul recours c'est de vivre en anachorète loin des hommes, sources de tous les maux.
Le récit d'un amour saphique dans un style très poétique est suffisamment rare en littérature pour être signalée. La nature n'est pas idéalisée, l'autrice en fait seulement la source de notre être et tient à démontrer que toute coupure avec ces racines nous conduit à la catastrophe.
Geneviève
Appréciation de lecture
Sauvagines
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 26 février 2024
Ce roman nous emmène au Québec dans la forêt de Kamoussaka à la rencontre de Raphaëlle une agente de la protection de la faune qui a pour mission de protéger les animaux contre les braconniers sans scrupule qui ne voient que l' appât du gain en vendant les peaux des animaux qu 'ils massacrent sans se soucier de la sauvegarde de certaines espèces .

Raphaëlle et ses amis Lionel et Anouk vont mettre toute leur énergie et leur force pour essayer de sauver ces animaux parfois au péril de leur vie .Mais dans ce combat qui en sortira gagnant .

Cette histoire malgré l 'accent et les termes si réjouissants de la langue québécoise est un cri de colère qui dénonce ces profits et cette dévastation écologique mais aussi un cri d ' amour à cette nature et cette faune qui résiste dans cette forêt québécoise .

L 'auteure a travers ce roman nous fait voyager dans cette nature pleine de charme et de vie mais malheureusement aussi avec du danger .

Un moment de lecture agréable et dépaysante .

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